Orobanchaceae
Voici la description APG de cette famille parmi les Lamiales :
"Orobanchaceae are herbs, rarely shrubs, mostly with racemose inflorescences. In the flower, the abaxial lobes of the corolla are outside the others in bud. Nearly all members of the family have a holo- or hemiparasitic life-style. Some Plantaginaceae have similar corolla aestivation, but they are autotrophic and have glandular hairs with the heads divided by vertical cell walls."
Stevens, P. F.
[Les Orobanchaceae sont des herbes, rarement des arbrisseaux, la plupart avec des inflorescences en racème. Les fleurs en bouton ont des corolles dont les lobes ventraux sont extérieurs aux autres. Presque tous les membres de cette famille sont holo- ou hémiparasites. Quelques Plantaginaceae ont également une dormance estivale de leur corolle, mais elles sont autotrophes et ont des poils glandulaires aux têtes divisées par des parois cellulaires verticales.]
Orobanches classiques
Dans la famille des Orobanchaceae classique, celle des plantes dénuées de ce pigment assimilateur qu'est la chlorophylle (qui n'était déjà plus la famille des Orobanchaceae de l'APG II), on trouve dans l'Yonne 9 espèces du genre Orobanche, sur les 160 espèces existant dans l'hémisphère nord, dont voici :
| Lathraea squamaria L. Lathrée écailleuse, clandestine écailleuse | |||
| Orobanche picridis F.W.Schultz Orobanche de la picride | |||
| Orobanche purpurea Jacq. Orobanche pourpre | |||
Ces plantes sans chlorophylle parasitent les racines d'autres plantes surtout Dicotylédones et plus rarement Monocotylédones.
Leur nom vient du grec orobos, légumineuse, et anchein, étrangler, étouffer : les Orobanches parasitent en effet un grand nombre de Fabacées et, malgré leur beauté, les agriculteurs peuvent donc ne pas les apprécier.

Leur tige érigée est le plus souvent non ramifiée et leurs feuilles, plus foncées que la tige, ont une forme d'écaille.
Pour les déterminer il faut connaître la ou les plantes qu'elles parasitent car les racines de ces plantes parasitées produisent des hormones stimulatrices (strigolactones) pour que la graine de l'orobanche (transformée par les conditions de température et d'humidité du sol dans lequel elle est tombée) puisse émettre un germe tubulaire de quelques millimètres, nommé procaulôme, qui s'allonge alors en direction de la plante hôte et s'épaissit en un suçoir nommé appressorium dès qu'il l'a rencontrée, permettant ainsi le développement d'une orobanche grâce à la formation d'une masse gélatineuse dite tubercule, protégeant le contact de l'appressorium et des vaisseaux de la plante hôte.
Si le procaulôme n'arrive pas à se fixer sur une plante hôte après quelque jours de sa germination, il meurt.
Il est souvent difficile de retrouver les suçoirs sur les racines des plantes parasitées.
L'Orobanche ci-contre
a été trouvée sur un terrain en friche peuplé de Hyeracium mais
ayant peut-être été peuplé antérieurement de Trifolium.
Il s'avère difficile de différencier sépales et bractées.
La forme des corolles est très variable sur l'épi d'une même plante.
La pollinisation est effectuée par des insectes.
Leurs fruits sont des capsules contenant de très nombreuses graines minuscules de moins de 0,4 mm qui présentent une dormance importante et variant selon les espèces et l'environnement (température et humidité).
Leurs cycles de vie, longtemps méconnus, commencent donc à être mieux compris.
Les Orobanches se classent en 2 catégories :
a) Celles à 3 bractées et un calice à 4-5 sépales soudés en tube
b) Celles à 1 bractée avec un calice divisé en deux segments entiers ou bifides.
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Mise à jour : mars 2012
2005 à 2012 fleursauvageyonne ![]()

