Index des botanistes
(autorités/auteurs ou non)
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Pour gagner du temps dans vos recherches pensez aux
RACCOURCIS CLAVIER.
Nous remercions M. Jean VALLADE d'avoir eu la gentillesse de nous faire découvrir gracieusement les botanistes icaunais et bourguignons que, petit à petit, nous vous présenterons ci-dessous en lettres vertes après nous être inspirés de sa contribution beaucoup plus détaillée que nos évocations biographiques.
Nous remercions M. Jean VALLADE d'avoir eu la gentillesse de nous faire découvrir gracieusement les botanistes icaunais et bourguignons que, petit à petit, nous vous présenterons ci-dessous en lettres vertes après nous être inspirés de sa contribution beaucoup plus détaillée que nos évocations biographiques.
A 
Adans.
Voir Michel AdansonAiton 
William AITON (1731-1793)
Ecossais ayant émigré à Londres en 1754, il devint l'assistant de Philip MILLER au Jardin des Plantes médicinales de Chelsea avant de devenir, de 1759 à sa mort, responsable des 9 acres du tout nouveau Jardin botanique de Kew.Il est l'auteur d'un catalogue intitulé Hortus Kewensis dont la première édition a été épuisée en moins de deux ans. Il y décrit brièvement, en latin et dans le style de Linné, les plantes poussant au Jardin de Kew mais également presque toutes les espèces cultivées de son temps en Angleterre avec l'indication de leurs pays d'origine et les dates de leur acclimatation, ainsi que les noms de leurs collecteurs. Son fils aîné, né à Kew, publia une seconde édition de cet Hortus Kewensis en 1810-1813.
Arcang.
Giovanni ARCANGELI (1840-1921)Un botaniste italien, diplômé de Sciences naturelles en 1862 et professeur à l'Université de Pise puis à celle de Turin. En 1882 il publie son Compendio della flora italiana. C'est également l'année où il devient directeur du Jardin botanique de Pise, poste qu'il conservera jusqu'en 1915.
Une Menispermaceae lui a été dédiée par E.D. Merrill : Arcangelisia, une liane d'Asie ayant des propriétés médicinales.
Ard. 
Pietro ARDUINO (1728-1805)
Né à Caprino, petite bourgade de la province de Vérone, dans une famille pauvre qui n'avait pu offrir des études qu'à son frère aîné, Giovanni, devenu géologue renommé, Pietro Arduino a eu la chance de pouvoir, pendant cinq ans, étudier la botanique avec Jean-François Séguier (1703-1784) qui le recommanda, en 1750, à G. Pontedera, directeur du jardin botanique de Padoue qui lui permit d'accéder au poste de "premier jardinier".En 1757, à la mort de Pontedera, Arduino reçoit le nouveau titre de "gardien" du jardin botanique, assurant l'intérim de sa direction pendant trois ans, jusqu'à l'arrivée de G. Marsili en 1760.
Il était entré en relation épistolaire avec de nombreux botanistes, dont Linné, qui lui dédia un genre nouveau parmi les nombreux de la famille des Apocynacées et une espèce parmi les Labiées (actuelles Lamiacées), Teucrium arduini.
Il écrit un certain nombre d'ouvrages d'agriculture et d'agronomie mais cela sans pour autant abandonner les domaines de la systématique et de la floristique.
Dans ces domaines il publie Animadversionum botanicorum specimen avec la description de plantes cultivée au jardin botanique de Padoue et Animadversionum botanicorum specimen alterum, dans lequel il décrit et illustre plus d'une vingtaine d'espèces nouvelles ou rares.
Asso 
Ignacio Jordán Claudio de ASSO y del Rio (1742-1814)Naturaliste aragonais polyglotte, docteur en droit, historien et diplomate, il traduisit en espagnol, entre autres, les oeuvres de Descartes et de Lamarck.
B 
Bachmann
August Quirinus BACHMANN (1652-1723)Totalement aveugle les dix dernières années de sa vie pour avoir trop observé les taches solaires qui le fascinaient, ce médecin et professeur de botanique allemand, plus connu sous le nom de Rivinus grâce, notamment, à une violette, pratiquait son art et enseignait à l'Université de Leipzig. Dans son Introductio generalis in rem herbarum publiée en 3 volumes en 1690, 1691 et 1699, il a imaginé un système de classification des plantes fondé sur leurs pétales.
Beauv.
Voir Ambroise Palisot de BeauvoisBertol.
Antonio BERTOLONI (1775-1869)Brot.
Félix de Avelar BROTERO (1744-1828)Botaniste portugais ayant fait ses études de médecine en France, à Reims, où il s'était réfugié pour fuir l'Inquisition en 1778.
Il en profita pour assister aux cours de sciences naturelles de Jacques-Christophe Valmont de Bomare (1731-1807) à Paris et entretint des relations amicales avec Vicq d'Azyr (1748-1794), Daubenton (1716-1800) et Antoine-Laurent de Jussieu (1748-1836).
Ses recherches en botanique lui permirent de voyager au sud de l'Angleterre, aux Pays-Bas et dans les Alpes italiennes.
C'est à Paris qu'il a publié, en 1788, son Compendio de Botânica, le premier livre de ce genre édité en portugais.
En 1790, de retour au Portugal, il obtient la chaire de botanique et d'agriculture à l'Université de Coïmbra où il va améliorer le Jardin botanique.
Il s'intéresse aux plantes du monde entier et consacre 60 pages à la description du thé.
En 1804, il publie une Flora lusitanica et de 1816 à 1827, sa Phytographia Lusitaniae selectior, premières descriptions détaillées de la flore portugaise.
En 1827 il publie encore sur la désertification des îles du Cap Vert, la patate douce et les arbres résineux et meurt l'année suivante, ne laissant pour tout héritage à sa nièce que des livres et son nom.
Kurt Sprengel (1766-1833) lui a dédié le genre Brotera, deux fleurs : Brotera persica et Brotera corymbosa.
Brown Robert
Voir R.Br.C 
Cav. 
Antonio José CAVANILLES PALOP (1745-1804)Né à la fin du règne de Philippe V, premier Bourbon d'Espagne, près de Valence (dont l'Université avait une chaire consacrée aux "Herbes" dès 1501), Cavanilles n'a cependant été botaniste que passée la trentaine grâce à son esprit curieux, critique et novateur.
Philosophe, théologien, prêtre, chapelain et précepteur, notamment des enfants du duc de l'Infantado, ambassadeur de la couronnne d'Espagne en France, une fonction qui lui permit de résider à Paris de 1777 à 1789, parlant sans doute déjà français puisque lecteur, entre autres, de Condillac et de Chesneau Dumarsais.
A Paris, il suivit de nombreux cours de mathématiques, de chimie, de sciences naturelles, et pas seulement les cours du peu scientifique Valmont de Bomare en ce qui concerne la botanique.
Après quatre ans d'études approfondies de la botanique, il publie, imprimée simultanément à Paris et à Madrid, une monographie en 3 vol., sur la famille des Malvacées : Monadelphiae. Classis dissertaciones decem, avec 296 gravures et la proposition de 15 nouveaux genres.
Un de ses écrits importants en botanique date de 1791-1801. Il s'agit de Icones et descriptiones plantarum quae aut sponte in Hispania cresceunt aut in hortis hospitantur.
Il fit également la description postlinnéenne de nombreuses plantes rapportées par la première grande expédition scientifique espagnole "aux Amériques" (1571-1577) de Francisco Hernández, à une époque où - parenthèse non botanique - l'on prête au maître de chapelle espagnol de la cathédrale de Mexico, Hernando Franco (1532-1585), l'écriture de chants religieux en náhuatl.
C.C.Gmel.
Carolus Christianus GMELIN (1762-1837)Karl Christian Gmelin était un botaniste allemand, un des premiers à étudier les mousses de la Forêt Noire. Il a écrit, entre autres, sur la flore alsacienne.
Clairv.
Joseph Philippe de CLAIRVILLE (1742-1830)Auteur d'un Manuel d'herborisation en Suisse et en Valais rédigé selon le système de Linné mais avec un esprit critique et publié en 1811 sous la forme d'un abrégé en langue française car déjà de son temps beaucoup d'amateurs ne comprenaient pas le latin.
Coult. 
Thomas COULTER (1793-1843)Connu comme correspondant de Charles Darwin, ce médecin irlandais, diplômé du Trinity College de Dublin, exerça son art, dès 1824, au Mexique pour le compte de la compagnie minière britannique Real del Monte. Durant son séjour là-bas il envoya des cactus vivants au Jardin Botanique National Irlandais de Glasnevin. En Californie en 1831, en Arizona en 1832, il découvrit une Papavéracée Romneya coulteri Harv., et collecta une espèce de pin à gros cônes qu'il introduisit plus tard en Irlande et que l'on nomma Pinus coulteri. De retour en Irlande en 1834, il fut conservateur de l'herbier du Trinity College.
Coville
Frederick Vernon COVILLE (1867-1937)Botaniste né dans l'Etat de New-York, il est connu pour avoir étudié la géologie de l'Arkansas, la botanique de la Death Valley et pour avoir sélectionné les myrtilliers pour créer des variétés plus faciles à cultiver. Les premières cultures en Amérique du Nord sont réalisées vers 1920. Leur introduction en Europe (Allemagne) date de 1934. En France, après quelques essais, c'est à partir de 1985 que se développe leur culture, plus particulièrement celle de l'espèce Vaccinium corymbosum.
Crantz
Heinrich Johann Nepomuk von CRANTZ (1722-1797)Cronquist 
Arthur John CRONQUIST (1919-1992)Ce taxonomiste et systématicien passionné est mort en rédigeant une "Intermountain Flora" dans son bureau de l'Herbier de l'Université Brigham Young à Provo, dans l'Utah.
L'Intermountain qu'il avait commencé à explorer en 1959, est en fait une région arbitraire située entre la Sierra Nevada et les Rocky Mountains, avec cependant une histoire et une géologie propres, malgré son étendue sur huit états des USA (Utah, Arizona, Nevada, Colorado, Wyoming, Idaho, Montana du Sud et Sud-Est de l'Oregon), et surtout quatre divisions floristiques.
En 1943 il a été conservateur-assistant du Jardin Botanique de New York dans le Bronx.
Il s'est ensuite intéressé à la famille des Sumaroubaceae, à la recherche d'un substitut à la quinine. Il a révisé la classification des Angiospermes et des Composées et il est connu pour avoir créé, en 1981, un système de classification essentiellement fondé sur la morphologie, l'anatomie et la chimie des plantes, mais la "classification Cronquist" est aujourd'hui abandonnée.
D 
Danthoine 
Étienne DANTHOINE (????-1815)Un botaniste "marseillois", selon De Candolle qui lui a dédié le genre des Danthoniae en 1805.
Il a peut-être, à un moment de sa vie dans l'armée d'Italie, porté l'uniforme vert-bouteille des pharmaciens (qui ont cessé d'être nommés apothicaires dès la Révolution).
A-t-il étudié les Graminées provençales comme nombre d'amateurs éclairés de la "science aimable" de son temps et est-il alors devenu "collecteur" pour De Candolle ?
DC.
Augustin Pyrame DE CANDOLLE (1778-1841)
Médecin, naturaliste, phytogéographe, membre d'une famille genevoise considérée comme un dynastie ayant amélioré le système de Jussieu, en introduisant, notamment les caractères anatomiques qui permettent de distinguer végétaux vasculaires et végétaux cellulaires, De Candolle est considéré comme un "botaniste philosophe".
un mot vite refusé par l'Académie pour des raisons étymologiques et modifié ensuite en "taxInomie".
Ce n'est qu'en 1873 que son fils, Alphonse, achève les 7 volumes du travail qu'il avait commencé en 1824 : Prodromus systematis naturaliis regni vegetabilis et en 1896 que des Suites à cet «Herbier de Candolle» ont été publiées par son petit-fils Casimir.
DESCHAMPS
Louis-Auguste DESCHAMPS (1765-1842)Botaniste, naturaliste et chirurgien français, il fut l'un des compagnons du Voyage du contre-amiral Antoine Bruny d'Entrecasteaux (1737-1793) sur la gabare La Recherche lors de ce voyage pour retrouver les traces des deux vaisseaux commandés par Jean-François de La Pérouse (1741-1788) fait par ordre, pour certains, du Roi, pour d’autres, de l’Assemblée Constituante, pendant les années 1791-1794.
Mais d'Entrecasteaux meurt en juillet 1793 et l'expédition est alors dirigée vers les colonies hollandaises par un royaliste ayant eu écho de la Terreur qui régnait en France.
A Java, L.A. Deschamps abandonne ses autres compagnons pour se consacrer à un inventaire botanique des montagnes et des contrées reculées de cette grande île, tout en s’intéressant également aux poissons.
Médecin à Batavia jusqu’en 1802, il s’embarque ensuite pour l’île Maurice puis revient à Saint-Omer où il était né.
Malheureusement ses carnets de notes et ses spécimens ont été perdus et de lui on ne retient qu’une Notice sur le Pohon Upas ou Arbre à poison et Moeurs, amusements et spectacles des Javanais, deux Extraits d’un voyage inédit dans l’intérieur de l’Isle de Java publiés en 1809.
Desv.
Nicaise Auguste (ou Augustin) DESVAUX (1784-1856)Phytographe français, il s'est intéressé à la flore angevine. Mais ses préoccupations ne furent pas que botaniques, laissant en dépôt, chez le concierge du Jardin botanique d'Angers, un ouvrage intitulé De l'amélioration du sort de la classe pauvre publié en 1832 et peut-être inspiré parfois par les nombreux terrains vagues ou incultes qu'il avait dû parcourir au cours de ses herborisations et dans lesquels devait pousser le passerage drave.
Dombey
Joseph DOMBEY (1742-1794)Botaniste, explorateur et médecin, il a été élève de Gouan à Montpellier et de Bernard de Jussieu à Paris.
Il a réuni un grand nombre de plantes des Pyrénées dans un important herbier puis il a herborisé en compagnie de J.J. Rousseau dans le Jura. C'est sur la recommandation de B. de Jussieu que Turgot l'envoie pour accompagner H. Ruiz et J. Pavón au Pérou et au Chili, afin d'y étudier la flore et l'archéologie, ce qu'il fit de 1778 à 1785, malgré une santé chancelante.
Est-ce parce qu'il avait parcouru seul une partie du Brésil ? à son retour, ayant débarqué à Cadix, le Gouvernement espagnol lui confisqua la moitié de ce qu'il rapportait et exigea la promesse de ne rien publier tant que Ruiz et Pavón n'aurait pas quitté l'Amérique du Sud, ce qu'ils ne firent que quatre ans plus tard mais Dombey ne put pas attendre leur retour en Espagne car, objet d'une tentative d'assassinat, c'est en secret qu'il revint en France, traumatisé et atteint, semble-t-il, de crises de folie à répétition.
Avant qu'il puisse publier ses découvertes, c'est une expédition en Amérique du Nord qui lui coûte la vie en 1794 car des pirates, le croyant très riche, l'emprisonnèrent sur une île des Antilles, Montserrat, où il mourut en captivité.
L'Héritier, tenta de décrire son herbier, de publier ses découvertes et de graver ses planches de plantes nouvelles, mais il fut lui-même assassiné.
Une partie des collections de Dombey se trouvent en Suisse, à Neufchâtel et à Genève.
Le botaniste espagnol Cavanilles lui a dédié le genre Dombeya.
Dumort.
Barthélemy Charles Joseph DU MORTIER (1797-1878)
A sa mort ce botaniste belge- politicien fougueux, fondateur
du premier quotidien de Belgique, le Courrier de l'Escaut en 1829, et ministre d'état en 1872 -, né à Tournai, faisait partie d'une quarantaine de sociétés savantes en Belgique et ailleurs car il s'intéressait également à la zoologie, l'archéologie et l'histoire.
Premier président de la Société royale de Botanique de Belgique, créée en 1862, on lui doit la création, en 1866,
du Jardin botanique de l'État à Bruxelles.
En 1827 il publie une Florula belgica énumérant 22 514 espèces de plantes se trouvant en Belgique et en 1869 une Pomone tournaisienne, résultat de ses recherches sur la classification des fruits à pépins parallèles à celles de la classification des roses et des saules.
Si les briophytes (mousses) vous intéressent, vous pouvez lire en ligne son Recueil d'observations sur les Jungermanniacées publiée en 1835.
E 
Ehrh
Jakob Friedrich EHRHART (1742-1795)Un botaniste allemand, élève de Linné et auteur de travaux botaniques importants lorsqu'il fut Directeur du Jardin Botanique de Hanovre de 1780 à 1793. Ce jardin, le "Berggarten" ne peut qu'attirer encore actuellement les passionnés d'orchidées avec sa collection la plus grande d'Europe.
F 
Fallopius
Gabriele FALLOPPIA (1523-1562)
Plus connu en France comme anatomiste, avec son aqueduc de l'oreille interne, son ligament crural et sa trompe, Fallopia (ou Fallopio) fut surintendant du Jardin Botanique de Padoue, le premier jardin botanique universitaire d'Europe, créé en 1545.Fourr.
Jules Pierre FOURREAU (1844-1871)Un botaniste français ayant dressé, en 1869, un Catalogue des plantes qui croissent le long du Rhône.
F.W.Schultz
Friedrich Wilhelm SCHULTZ (1804-1876)Né à Deux-Ponts (Zweibrücken, en allemand) dans le Palatinat, ce botaniste-pharmacien était spécialiste des Orobanchacées, avec une thèse Beitrag zur Kenntniss der deutschen Orobanchen, soutenue en 1829.
Après avoir botanisé en Bohème
il devint titulaire d'une officine à Bitche en 1832 et se fit citoyen français.
Au début des années 1840 il se consacra uniquement à ses recherches botaniques et géologiques. En 1853, il se fixe à Wissembourg où il mourut.
On lui doit, entre autres, une Flora der Pfalz parue en 1846 et de nombreux écrits sur les espèces hybrides des genres mentha, persicaires, épilobes parus dans Pollichia, les Annales de la Société d'histoire naturelle du Palatinat, Pilosella als eigne Gattung aufgestellt datant de 1862, et une Étude sur quelques carex, parue en 1868.
Il est le frère de Carl Heinrich Schultz dit Bipontinus, botaniste lui aussi.
G 
Garcke
Christian August Friedrich GARCKE (1819-1904)Ce botaniste né en Saxe est l'auteur d'une "Illustrierte Flora von Deutschland". Il fut conservateur de l'herbier du Jardin botanique de Berlin et de 1867 à 1882 publia LINNAEA. Ein Journal für die Botanik in ihren ganzen Umfange, "LINNAEA. Un journal pour la botanique dans toute sa complexité et son étendue". Son domaine de prédilection était celui des Spermatophytes.
G.E. Haglund 
Gustaf Emanuel HAGLUND (1900-1955)Botaniste et mycologue suédois, il est né à Rogberga (à côté de la ville de Nässjö dans le sud de la Suède).
Après avoir obtenu son "studentexamen" (baccalauréat) à Kalmar en 1920 puis son titre de médecine à Uppsala en 1932, il commence une spécialité médicale à Lund mais ne la mènera pas à son terme.
Dès 1934 il est périodiquement employé au Département de Botanique de l'Université de Lund (où il cultive de nombreuses espèces de pissenlit afin de les comparer et de les décrire) ainsi qu'à presque 600 km de là, au Naturhistoriska riksmuseets, le Museum suédois d'Histoire naturelle de Stockholm.
Ce n'est qu'en 1947 (à l'âge de 47 ans !) qu'il obtient un poste fixe de professeur assistant dans ce Museum dont il devient conservateur en 1953.
Sa réceptivité et sa capacité de travail étaient incroyables comme en témoignent le grand nombre de collections de plantes à fleurs qu'il a correctement déterminées quand bien même elles appartenaient à des genres aux espèces nombreuses et à l'identification souvent très délicate, comme les Taraxacum, Hieracium et Alchemilla.
Il est vraiment le plus grand spécialiste suédois des Taraxacum, un genre dont il est l'auteur de plusieurs centaines d'espèces.
Vers 1940, les champignons éveillent son intérêt scientifique et c'est en très peu de temps qu'il devient un mycologue compétent. Il effectue des cueillettes partout en Suède projetant une étude dont il ne pourra malheureusement jamais publier les résultats car il meurt à 55 ans après dix ans de lutte contre une leucémie.
G.Gärtn.
Philipp Gottfried GÄRTNER (1754-1825)Botaniste allemand. Un des rédacteurs - avec J. Scherbius (1769-1813) et B. Meyer (1767-1813) - de la Flora der Wetterau, une vallée fertile, dans le land de Hesse du côté de Darmstadt, avec à l'ouest les montagnes du Taunus et à l'est la montagne du Vogelsberg.
Gooden.
Samuel GOODENOUGH (1743-1827)Évêque de Carlisle de 1808 à sa mort, il était avant tout botaniste. En 1785, après l'arrivée en Angleterre, en octobre 1784, des collections en tous genres et des livres, héritage de Linné acheté par Sir J.E. Smith, il est au côté de ce dernier avec Thomas Marsham pour décider de fonder une nouvelle société consacrée à l'Histoire Naturelle. Sans doute est-ce pour cela qu'il fut un des vices-présidents de la Linnean Society de Londres.
En 1810, Robert Brown lui dédie la Famille des Goodeniaceae. Quant au genre des Goodenia il comprend des plantes que l'on trouve en Australie, en Nouvelle-Guinée, en Malaisie...
Enseignant auprès de la noblesse anglaise, il a inspiré un couplet encore en mémoire : "T'is well enough that Goodenough / Before the Lords should preach; /But, sure enough, full bad enough / Are those he had to teach."
Gouan
Antoine GOUAN (1733-1821)Correspondant de Linné et auteur, en 1762, du premier ouvrage édité en France utilisant la nomenclature binomiale : Hortus regius monspeliensis sistens plantas tum indigenas tum exoticas, un catalogue des espèces cultivées au Jardin des Plantes de Montpellier dont il fut directeur.
En 1765, il publie une Flora Monspelliaca que vous pouvez consulter en ligne grâce à Gallica (en vous aidant de son "INDEX GENERUM, CUM SUBJECTIS EORUM SPECIEBUS").
Un des premiers ginkgos introduits en France a été l'arbre mâle qu'il a planté en 1788 et qui a fleuri pour la première fois en 1812, rue Carré du Roi à Montpellier. A. Gouan est également l'auteur, en 1802, d'un Discours sur les causes du Mouvement de la Sève dans les Plantes.
Gray
Voir S.F. GrayH 
Haglund
Voir G.E. HaglundHayek
August von HAYEK (1871-1928)Botaniste et médecin autrichien, il se consacra à l'étude de la phytogéographie de la Styrie (partie centrale de l'Autriche intérieure) et des Balkans.
Holmb.
Otto Rudolf HOLMBERG (1874-1930)Botaniste suédois, collecteur de plantes vasculaires (Ptéridophytes , Bryophytes , Spermatophytes) de Scandinavie, professeur et conservateur de l'université de Lund.
Hook.f.
Joseph Dalton HOOKER (1817-1911)Médecin anglais, grand voyageur, fils du botaniste William Jackson Hooker (1785-1865), c'est dans l'Himalaya, notamment au Sikkim (où son voyage de 1849 avec Archibald Campbell aura comme conséquence une expédition punitive anglaise rattachant Darjeeling et Morang à l'Inde en 1853) qu'il va travailler comme botaniste et étudier les rhododendrons, avant de succéder à son père en tant que rédacteur du Botanical Magazine et à la direction du jardin botanique de Kew. Auteur d'une Flora of British India, il s'est également intéressé à la flore de Nouvelle-Zélande et à celle de Tasmanie. En 1893 il crée l'Index Kewensis, index de tous les noms scientifiques de plantes publiés, resté d'actualité jusqu'à la fin du XXe siècle et remplacé depuis par l'IPNI, the International Plant Names Index.
Houtt.
Maarten HOUTTUYN (1720-1798)Un naturaliste hollandais collectionneur d'herbiers de plantes originaires de Java, du Japon, de Ceylan et du Cap de Bonne Espérance cueillies par différents collecteurs. Ces herbiers se trouvent actuellement en Suisse.
Huds.
William HUDSON (1734-1793)Cet apothicaire londonien a publié en 1762 un ouvrage de botanique employant le nouveau système de classification et la nomenclature binomiale proposés par Linné. Intitulé Flora Anglica il contient les premières descriptions et les noms donnés par Hudson à des plantes comme Mentha longifolia, Orchis purpurea, Primula vulgaris et Carex pendula.
De 1765 à 1771, il fut Démonstrateur de plantes et Directeur du Chelsea Physic Garden de Londres, pendant que Philipp Miller en était Jardinier en chef.
Hull
John HULL (1761-1843)Obstétricien à Manchester, défenseur de l'utilité de la césarienne, la botanique était pour lui un passe-temps. On lui doit une British Flora en 1799, avec une seconde édition en 1808, et quelques Elements of Botany en 1800.
J 
Jacq.
Nikolaus Joseph von JACQUIN (1727-1817)
D'origine française et néerlandaise, grand voyageur, le baron
Nikolaus Joseph von Jacquin était un scientifique très réputé, tant en chimie qu'en botanique, ayant publié, entre autres, de 1781 à 1793, Icones plantarum rariorum.Il illustrait lui-même ses ouvrages.
Dans sa maison viennoise proche du jardin botanique que l'impératrice Marie-Thérèse lui avait demandé de rénover au 14 de la "Rennweg", il réunissait, autour des sciences et de la musique, des amateurs éclairés et des musiciens, parmi lesquels, dans les années 1785-1787, Mozart qui devint l'ami de son plus jeune fils, Emil Gottfried (1767–1792).
J.Robin
Jean ROBIN (1550-1629)"Arboriste et simpliciste" des rois Henri III, Henri IV
et Louis XIII, il acclimata Hibiscus rosa-sinensis et sema, en 1601, place Dauphine à Paris, une graine de papilionacée rapportée 100 ans plus tôt des Monts Appalaches d'Amérique du Nord par un navigateur. En 1632 l'arbre auquel elle a donné naissance fut transplanté par son fils, Vespasien (1579-1662), au Jardin du Roy, actuel Jardin des Plantes, où on peut encore le voir aujourd'hui.
C'est en hommage à cette première introduction que Linné créa le nom de genre Robinia.
Intendant du premier Jardin des plantes de ce Paris où il demeurait rue du Bout-du-Monde (l'actuelle rue Léopolod-Bellan), Jean Robin se serait entendu avec Pierre Valet, brodeur ordinaire du roi et buriniste, pour créer un jardin dans lequel ils assemblaient des plantes rares qui fourniraient aux brodeurs de soie et d'or des nuances et des dessins nouveaux. Ils publièrent d'ailleurs, en 1608, un florilège, dédié à la reine Marie de Médicis, contenant 75 planches de fleurs gravées et intitulé Le jardin du roy très chrestien Louis XIII.
K 
Koch
Voir W.D.J.KochA B C D E F G H I J K L
M N O P Q R S T U V W X Y Z
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Mise à jour : mars 2012
2005 à 2012 fleursauvageyonne ![]()

