L'Yonne 
L'Yonne, une rivière | L'Yonne, un département | Herboriser dans l'Yonne | Son climat | Ses vents | Altitudes et relief | Sols et paysages
L'Yonne, une rivière,
"enfant terrible de la Seine" car ses ondes de crues, rapides et brutales, ne mettent que 5 à 6 jours depuis le Morvan pour arriver à Paris, ce qu'aucun autre affluent ne réalise, fut divinisée à l'époque celtique sous le nom d'Icauna, ou Inka -onna, celle qui donne l'eau... et qui a donné leur nom aux habitants actuels du département : les Icaunais.
Longue de 293 km dont 108 classés navigables, l'Yonne descend du
mont Preneley (altitude : 855 m) où ses sources apparaissent dans le
Morvan nivernais au milieu d'un pré marécageux à la flore variée des
sols granitiques humides : bistorte,
rhynchospore, jonc. Elle va se jeter dans la Seine à Montereau-Fault-Yonne,
en passant par
- Auxerre, le chef-lieu du département qui porte son nom,

où, au mois de mai, vous pourrez partir à la recherche de Davidia
involucrata dans son Arboretum Darnus-Rantheaume, au mois de juin vous promener le long de ses boulevards fleurant si fort le tilleul au crépuscule et dans le calme de ses nuits, tandis qu'au mois d'août dans le Parc de l'Arbre Sec vous trouverez les curieuses infrutescences encore vertes de Maclura pomifera.

A Auxerre, c'est la nature en ville.
- puis l'Yonne passe par Joigny...

- et Sens.

Pendant des siècles c'est par elle que descendaient les plus grosses quantités du bois qui chauffait Paris. Pour ce flottage, des pertuis à aiguilles (ancêtres, encore visibles actuellement, des écluses) avaient été aménagés sur son cours et rendaient bien difficile la "remonte" du coche d'eau de Paris à Auxerre, sans les fûts de vin de sa "descente", mais avec de nombreux passagers, parmi lesquels enfants abandonnés ou à nourrir accompagnés de leurs nourrices.
L'Yonne, un département,
de la région Bourgogne, pour des raisons historiques et administratives, mais...

qui appartient géographiquement au Bassin parisien.
Sa superficie est de 7 427 km2.
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Des particularités géologiques et climatiques entrainant des habitats et des flores diverses devraient vous inciter à
Herboriser dans l'Yonne
Vous y trouverez- Des altitudes peu élevées, entre 56 m vers Pont-sur-Yonne, au Nord, et 451 m à Quarré-les-Tombes, au Sud.
- Un relief de "cuestas" avec alternance, du Nord-ouest au Sud-est, de craies, d'argiles et de sables, de calcaires et de marnes, de grès et de granites
- chênaies-charmaies calcicoles
- chênaies mixtes-charmaies,
- hêtraies-chênaies silicicoles
ainsi que toute une flore
- des plaines argileuses du Gâtinais à l'Ouest de Sens,
- des placages argileux sur calcaire comme dans le Pays d'Othe délimité par les vallées de la Vanne et de l'Armance,
- des plateaux de l'Auxerrois, avec leurs cerisiers en fleurs au début du mois d'avril

- des plateaux et côtes calcaires de l'Avallonnais où, même durant l'Hiver, le laurier des bois reste vert

- et le plateau du Tonnerrois, qui, au fond de ses bois

réserve parfois des surprises autres que botaniques


Annoux : Tour Chappe Château de Maulnes 
- de la Forterre, elle aussi un plateau, où fleurissent l'orchis singe et la limodore

avec par endroits des pelouses sèches calcaires de types xerobromion (sur sol superficiel) et mesobromion (sur sol plus profond), sans oublier, plus à l'Est, le bassin sédimentaire avec sa structure dite en pile d'assiettes du Chablisien si propice à la culture de la vigne

- et en revenant à l'Ouest la flore des sols siliceux en Puisaye

où les étangs sont nombreux, avec une végétation aquatique et amphibie s'ils sont grands et très évaporés à la fin de l'été, ou une végétation immergée flottante ou amphibie s'ils sont petits et entourés d'arbres. Vous y trouverez la cicendie et toute une flore si bien connue de la San-Salvatorienne Colette

car c'est en Puisaye qu'elle était née et avait passé son enfance dont elle garda l'accent poyaudin, évoquant dans La maison de Claudine sa Puisaye natale dont elle connaissait les fleurs...
... et Les vrilles de la vigne ont été pour elle

motifs à parler de la Puisaye :
...Viens, toi qui l'ignores, viens que je te dise tout bas : le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs qu'un fruit mûrit on ne sait où - là-bas, ici, tout près - un fruit insaisissable qu'on aspire en ouvrant les narines. Tu jurerais, quand l'automne pénètre et meurtrit les feuillages tombés, qu'une pomme trop mûre vient de choir, et tu la cherches et tu la flaires, ici, là-bas, tout près... Et si tu passais, en juin, entre les prairies fauchées, à l'heure où la lune ruisselle sur les meules rondes qui sont les dunes de mon pays, tu sentirais, à leur parfum, s'ouvrir ton coeur...
comme d'autres plantes lui permettent d'écrire dans Flore et Pomone, GIGI (1944) :Inhospitalier de nature, le Français soigne d’une manière défensive ses abords immédiats, s’entoure d’églantier, d’épine noire et de genévrier ; il barbèle au besoin son jardin, et sa première débauche d’imagination est pour la clôture.
- la flore des vallées alluviales comme celle de l'Yonne et de l'Armançon.
Mais également la flore des vallées
- de la Cure, ici à Lucy-sur-Cure
où les affleurements de calcaire corallien...
...offrent des coteaux riches d'espèces botaniques méditerranéennes, et, dans la zone du récif oxfordien (datant du Malm, plus connu sous le nom de Jurassique supérieur), offrent des surprises mérovingiennes datant du VIe siècle

ou encore, à proximité, les restes d'un camp romain qui montre encore son appareil en arêtes de poisson et qui défendait, au IVe siècle, la voie d'Agrippa qui passait le long de la Cure
- du Serein, ci-dessous près de Grimault,
et ci-après, en 1960, un bras du Serein qui mène au Moulin des Roches à 2 km de Chablis

- de la vallée du Cousin encaissée dans le granit et fleurant l'ail des ours au Printemps
- des vallées du Branlin et ses aulnaies denses, de l'Ouanne et du Loing, du Tholon et du Ravillon avec leurs peupleraies - et enfin la flore des rochers granitiques du bas Morvan près d'Avallon...
et de Quarré-les-Tombes dans la Forêt au Duc

L'Yonne et son climat
- Un climat continental qui subit l'influence de l'Océan Atlantique au nord et à l'ouest, là où les vents soufflent le plus fort, et qui, de la Puisaye au Nord Auxerrois, permet de trouver ajoncs et bruyères.
- Un climat franchement continental à l'est et au sud...

...la rigueur hivernale ayant été annoncée, en octobre et
début novembre, par les passages bruyants, parfois à quinze jours d'intervalle, des grues cendrées qui ne forment pas toujours leurs grands V très ordonnés auxquels on peut s'attendre


une rigueur adoucie par les perce-neige au mois de février.
Et heureusement un ciel bleu l'été.
Les vents de l'Yonne 
Les vent de l'Yonne sont au nombre de quatre :
- L'Écorche-ville : un vent de Nord
- La Bise : un vent de Nord-Nord-Est
- Le Soulaire : un vent sec de Sud ou d'Est
- Le Dret-Vent : un vent d'Ouest
Mais aucun de ces vents n'est dominant dans l'Yonne...où le meilleur potentiel éolien se trouverait dans la partie nord du département, sur les collines du Sénonais, alors que c'est dans le sud, sous prétexte que, paraît-il, pas ou peu de sensibilités environnementales y ont été identifiées que des éoliennes vont s'implanter, même si elles ne sont plus des harpes
.
Les éoliennes c'est bien... mais à condition qu'il y ait du vent !
Soyez les bienvenu(e)s dans l'Yonne.
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Mise à jour : avril 2012
2005 à 2012 fleursauvageyonne ![]()

